Né sur les réseaux sociaux, le « decline porn » désigne des vidéos consacrées au déclin visible de certaines villes occidentales.
Afin de lever toute ambiguïté, précisons que le terme ne désigne aucune des catégories glauques que l’on retrouve sur les sites pornographiques : le « decline porn » renvoie aux contenus vidéo mettant sous les projecteurs le déclin avancé des villes occidentales et ses causes multiples : immigration de masse, trafic de drogue, saleté aux effluves vomitives, insécurité croissante… Toutes ces réalités étant souvent tues par les médias traditionnels et de service public, qui leur préfèrent la fable du multiculturalisme heureux, ce sont des influenceurs qui s’adonnent à la délicate et parfois dangereuse tâche de montrer le réel tel qu’il est.
Bruxelles, laboratoire du déclin
Je vais commencer par la ville que je connais le mieux, puisqu’elle m’a vu naître, grandir et que j’arpente encore chaque jour ses artères autrefois accueillantes : Bruxelles. Depuis des années, sa vertigineuse chute s’accélère et il est impossible de pouvoir encore se rassurer en martelant que « jusqu’ici, tout va bien ». Les rues sont congestionnées autant par le trafic – la faute aux plans de mobilité qui ont échoué – que par les amas d’immondices transformant la ville en poubelle à ciel ouvert ; les fusillades et règlements de compte se multiplient sur fond de trafic de drogue ; certains quartiers sont désormais totalement islamisés ou africanisés – le plus célèbre d’entre eux étant Matonge – ; les tags, les graffitis et les stickers enlaidissent encore plus l’ensemble.
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Two Mad Explorers, couple d’Européens aux centaines de milliers de vues, y a récemment promené sa caméra, notamment dans le quartier de la Gare du Nord, peut-être le pire de tous, puisqu’aux maux évoqués ci-dessus vient s’ajouter la prostitution et ses réseaux. Pendant leur reportage, les deux vidéastes furent confrontés aux hères traînant leur dangerosité dans la capitale belge et qui ne semblent pas en mesure de payer nos retraites. La réalité est cataclysmique, mais les journalistes préfèrent dénoncer ces « youtubeurs étrangers parfois proches des sphères d’extrême droite ». On rétorquera à Jonas Legge, journaliste à La Libre Belgique et auteur de cette formule sans doute rédigée depuis une lointaine planète déconnectée du réel, que bien des personnes non politisées ne reconnaissent plus leur ville. Après, me direz-vous, amis français, Bruxelles devrait être habituée : Baudelaire avait publié le pamphlet à charge Pauvre Belgique après avoir passé deux ans dans la capitale belge.
Si ce n’est en Europe de l’Est, où des violences résiduelles peuvent encore avoir lieu autour de rivalités… footballistiques, le constat est à peu près le même partout : à Rome, au pied de l’auguste Colisée, des touristes se font chaque jour racketter – et pas par des hommes en cothurnes – ; à Stockholm, l’insécurité a crû à mesure que les gouvernements ont laissé entrer des vagues de migrants ; à Athènes, le berceau de notre civilisation européenne est par endroits devenu son tombeau ; dans les villes françaises, jusque dans les villages, les dealers, la racaille et l’extrême gauche crado dictent leur loi.
Quand les journalistes détournent les yeux
Le grand problème se situe justement dans l’incapacité de nombre de journalistes, semblant être sous soma, la drogue utilisée dans Le Meilleur des mondes, à mettre des mots sur les réalités ; en fait, et même si je n’aime pas ces aphorismes qui lassent à force d’être trop répétés, à simplement « voir ce qu’ils voient ». Et quand certains s’y risquent, ils le font à leurs dépens. Ainsi en est-il de Jan Segers, journaliste flamand, qui a récemment décrit Charleroi comme un endroit où la « misère suinte des murs » et qui fut gourmandé par le bourgmestre, évidemment socialiste, de la ville souvent qualifiée de « plus laide du monde ». Une énième version de la lune, du doigt et de l’idiot.
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Le mérite des vidéastes amateurs est de cerner la réalité dans sa forme la plus brute, en captant les nuisances et les incivilités, sans le voile idéologique, en réalité un tissu de mensonges, imposé par le discours officiel. Sans eux, accusés de stigmatiser, nous ne saurions d’ailleurs rien de ce qui se passe actuellement à Ceuta où, selon le discours officiel, les migrants ayant déferlé par vagues au mois d’août ont tous quitté les lieux. Dutch Traveler Maniac, influenceur néerlandais haut en couleurs et fort autant en gueule qu’en carrure, s’est rendu sur place et n’a pu que constater que le problème est loin d’être réglé et que nombre des individus ayant traversé la frontière viendront alourdir la facture dans toutes les cités d’Europe déjà fortement éventrées, martyrisées, dilacérées.




