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Warner Bros s’oppose à l’inquisition woke d’Emma Watson

La "transphobie" de J.K. Rowling encore mise en cause

Warner Bros s’oppose à l’inquisition woke d’Emma Watson
Emma Watson remet un prix à la 75ème édition des BAFTA le 13 mars 2022, la cérémonie annuelle du cinéma britannique. Elle en profite pour adresser une pique à l'écrivain J.K. Rowling © Guy Levy/Shutterstock for BAFTA/SIPA

JK Rowling est victime d’une chasse aux sorcières lancée par Emma Watson qui ne lui ne pardonne pas ses opinions sur la question transgenre. La société de production Warner Bros semble avoir définitivement choisi son camp.


Harry Potter pourrait enfin faire son grand retour ! Les fans de la célèbre saga sont en pleine effervescence depuis l’annonce d’une potentielle suite. Début novembre, le PDG de Warner Bros David Zaslav, a formulé le vœu de « voir s’il peut faire quelque chose sur Harry Potter avec J.K Rowling à l’avenir ». Le Hollywood Reporter a révélé que celui-ci souhaite « se concentrer sur les franchises » pour ses prochaines productions.

Cet été déjà, Chris Colombus, le réalisateur des deux premiers volets de la série fantastique a confié dans une interview qu’« une version de l’Enfant maudit avec Dan, Rupert et Emma au bon âge serait un rêve cinématographique ».

Le 24 juin, le média EwwFeed a révélé qu’Emma Watson aurait confessé à son entourage être prête à ressortir sa cape de sorcière. Seulement, elle a posé une condition: que J.K. Rowling, la créatrice même d’Harry Potter, soit écartée du projet ! Avec sa baguette de wokiste, elle souhaite ainsi « cancel » la glorieuse écrivaine, en raison de ses positions controversées sur les transgenres.

Si Emma Watson est sa plus féroce détractrice, elle n’est pas l’unique. Daniel Radcliff et Ruper Grint, acteurs phares de la saga, l’ont également  attaquée à plusieurs reprises sur ses propos jugés «transphobes »…

« Si le sexe n’est pas une réalité, alors ce que vivent réellement les femmes à travers le monde est effacé ».

J.K. Rowling a depuis des années développé une vision critique de la transidentité, qui lui vaut d’être harcelée sur les réseaux sociaux et régulièrement menacée de mort.

En juin 2020, son cyberharcèlement a pris une dimension mondiale quand elle a osé contester la pertinence du terme « personnes menstruées ». Celui-ci est utilisé par nombre de transactivistes pour sa portée dite inclusive. « Je suis sûre qu’on devait avoir un mot pour ces gens. Que quelqu’un m’aide. Fammes ? Fommes ? Fimmes ? » a alors ironisé l’auteure britannique. Il n’en fallait pas plus pour que pleuvent les accusations de transphobie !

Dans un billet publié par la suite sur son blog, J.K. Rowling estime que cette expression « hostile et aliénante » contribue à l’invisibilisation des femmes de l’espace public. Quoi de plus déshumanisant précisément que de réduire une femme à son appareil génital ? Un énième paradoxe pour des militants qui prônent la suprématie du genre sur le biologique… Dès lors, il lui paraît essentiel de rappeler l’existence de la binarité des sexes et les spécificités biologiques des femmes. « Si le sexe n’est pas une réalité, alors ce que vivent réellement les femmes à travers le monde est effacé », a-t-elle dénoncé sur Twitter.

Depuis, elle n’a eu de cesse d’alerter sur la dangerosité des hormones et des opérations de changement de sexe face à la montée en flèche des détransitions. Dans sa ligne de mire également, l’apathie des féministes face à l’arrivée des femmes transgenres dans les compétitions féminines sportives. Celles-ci sont les grandes perdantes de l’égalitarisme tant vanté par nos sociétés libérales, puisqu’elles voient leurs prix raflés par des hommes ayant transitionné… 

A lire aussi : Enquête sur le lobby trans: l’argent n’a pas de sexe

Ses sorties lui ont dès lors attiré les foudres d’Emma Watson qui s’est déjà en 2020 inscrite contre ces propos sur Twitter. Le 13 mars 2022, lors la 75e cérémonie des BAFTA – les British Academy Film Awards – à Londres, l’actrice a profité de sa montée sur scène pour lui lancer un subtil tacle : « Je suis là pour toutes les sorcières au passage ». 

L’interprète d’Hermione Granger devrait ranger sa baguette magique puisque Warner Bros a pris, dès fin juin, le parti de J.K. Rowling : « Elle est l’une des conteuses les plus accomplies au monde, et nous sommes fiers d’être le studio qui amène sa vision, ses personnages et ses histoires à la vie maintenant – et pour les décennies à venir». Les récentes déclarations du PDG de la compagnie vont en outre dans le même sens.

Evanesco[1] ! L’ancien casting s’étant vautré dans le wokisme à outrance pourrait bien disparaître des prochains Harry Potter…


[1] Evanesco est la formule du sortilège de disparition utilisée dans Harry Potter


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