Ce débat devait être décisif. Il l’a été. Sans doute pas pour le scrutin de dimanche. Mais pour le principe des primaires à la française. Après un début plutôt prometteur, notamment sur le thème du protectionnisme, et où on constatait Manuel Valls davantage à son aise, la cible de la soirée ayant été déplacée sur la tête de Benoît Hamon et son revenu universel, cette confrontation est devenue le prétexte à rire. Rire, sans doute pour ne pas pleurer.

Un congé paternité pour Assad?

Les huit candidats (Quoi ? Léa Salamé était animatrice et pas candidate ??) ont notamment passé des minutes interminables sur l’obligation pour les hommes de prendre un congé paternel, les uns rappelant pour défendre cette thèse la grâce de Jacqueline Sauvage, d’autres regrettant que les ABCD de l’égalité aient été abandonnés. Il  fallait alors ne pas céder à l’obligation de satisfaire un besoin naturel, car David Pujadas osa une transition rapide sur le cas de Bachar Al-Assad. Une telle absence même brève aurait pu nous conduire à comprendre que le président syrien devait absolument, lui aussi, être contraint à prendre son congé paternité. De longues minutes encore sur le sort de Bachar, puis à propos de l’attitude à avoir vis-à-vis de Donald Trump, Valls s’écharpant avec Peillon sur le terme de « déclaration de guerre » du nouveau président américain à l’Europe, tandis que François de Rugy proposait lui de la préparer, cette guerre, en nouant d’urgence une triple-alliance Paris-Berlin-Varsovie.

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