Le billet du vaurien


Après le suicide de Rachel à vingt ans, je ne pouvais pas entendre le tube d’Hervé Vilard : « Capri, c’est fini » sans avoir des crises de larmes. C’était l’époque de «  Salut les Copains » et d’Hubert sur Europe 1. Hubert aussi est mort dans l’indifférence générale, il y a quelques mois. J’en parlais à Hervé Vilard lors de ma dernière soirée parisienne organisée par Simon Colin. Il y avait là, entre autres, Basile de Koch, Morgan Sportès et un essaim de jeunes filles que je contemplais en songeant que je ne les reverrai plus. 

Quelques heures plus tard, je prendrais le TGV Lyria qui me conduirait dans le pays de mon enfance. Qui sait si je reviendrais jamais à Paris ? Hervé Vilard m’avait confié qu’aujourd’hui il chanterait : « Paris, c’est fini ». Était-ce uniquement la faute d’un virus et d’une gestion sanitaire abracadabrantesque ? Ou était-ce le temps qui imperceptiblement nous avait rendu étrangers à ce «  nouveau monde » que célébrait un président qui aurait pu être mon fils ? À l’exception de mon ami Comte-Sponville, les commentaires que j’entendais sur les chaînes d’info me s

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