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Oubliez l’affaire Wildenstein

L’été dernier, vous avez aimé l’Affaire Bettencourt ? Alors vous adorerez le nouvel épisode 2011 du feuilleton sur les salauds de riches. Cette fois-ci, ça se passe chez les Wildenstein, une illustrissime famille de marchands d’art, installée au sommet de la profession depuis que vers 1870 Nathan Wildenstein avait racheté pour une bouchée de pain des flopées de toiles de Boucher, Fragonard, Watteau, Greuze ou Chardin, considérés comme ringardissimes par les collectionneurs avisés de l’époque, qui leur préféraient les valeurs sûres de l’art contemporain comme Alphonse de Neuville ou Fernand Cormon.

Je n’ai pas tout compris au déroulé que nous servent les inquisiteurs pigistes (on est en juillet, hein), mais il semblerait que le méchant de l’affaire soit Guy Wildenstein, coupable présumé de recel de je ne sais trop quoi, de dissimulation de patrimoine, et de diverses autres vilénies dans le cadre d’un héritage à complications. Il est aussi coupable – et cette fois, c’est avéré – d’avoir été décoré de la Légion d’Honneur par Nicolas Sarkozy, et de représenter l’UMP auprès des Français de Washington (moi aussi ça me fait rire, mais je ne savais pas qu’on pouvait aller en taule pour ça).

Bref, si vous aimez les histoires tristes et méchantes de milliardaires, reportez-vous à votre quotidien favori. Si en revanche, la peinture vous intéresse, filez chez votre bouquiniste favori, et demandez-lui de vous dénicher « Marchand d’art », le livre de mémoires rédigé en 1999 par Daniel Wildenstein[1. Cosigné avec Yves Stavridès, Plon, 1999] (le père de Guy), deux ans avant sa mort. Faites-moi confiance, c’est l’histoire d’une vie prodigieuse et ne comptez pas sur moi pour essayer de vous la résumer. Histoire de vous donner envie, je vous dirais seulement que le livre s’ouvre sur un conseil double donné à un Daniel en culottes courtes par son grand-père Nathan : « Aime la France et va au Louvre ! »

Marchands d'Art

Price: 1,99 €

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De l’Autonomie ouvrière à Jalons, en passant par l’Idiot International, la Lettre Ecarlate et la Fondation du 2-Mars, Marc Cohen a traîné dans quelques-unes des conjurations les plus aimables de ces dernières années. On le voit souvent au Flore.

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