Premier acte, ce dimanche, au Journal de la mi-journée de France 3 Basse-Normandie : l’énième ultimatum d’Eva Joly à François Hollande, un peu plus circonstancié, et aussi un plus menaçant que les précédents : 
« Si François Hollande dit non pour arrêter le chantier de Flamanville, il n’y aura pas d’accord. Si nous achevons cet EPR-là, nous aurons de l’énergie nucléaire pour les 50 prochaines années, ce qui rend la sortie du nucléaire impossible. Nous voulons sortir du nucléaire » avant de conclure 
 »Nous ne cèderons pas sur ce qui est notre combat historique et très légitime pour quelques circonscriptions ».

Deuxième acte ce lundi, au JT de France 2, réponse du berger à la bergère : Hollande envoie Joly se faire voir chez les merkélo-décroissants : « 75% de nucléaire, c’est trop élevé par rapport à ce que nous devons faire en matière de diversification des sources d’énergie mais je préserverai la construction d’un EPR, à la condition bien sûr que toutes les règles de sécurité soient respectées ».

Troisième acte ce matin: l’annonce unilatérale par EELV de la rupture des négociations avec le Parti Socialiste, suite au bras d’honneur télévisé de François. Il ne reste plus qu’à attendre la réaction de la douzaine de dirigeants écolos à qui le PS avait réservé « quelques circonscriptions ». On sait qu’après une courte semaine d’état de grâce, le caporalisme d’Eva a de plus en plus de mal à passer chez les Verts. D’ici à ce que certains pensent à rappeler Hulot…

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