Si les élections législatives et présidentielle ont bien lieu, comme prévu, au Mali les 7 et 21 juillet, la France pourra légitimement se féliciter du rôle qu’elle aura joué dans ce processus en libérant les grandes villes du Nord de la coupe des islamistes qui les terrorisaient.
Pourtant, le plus dur reste à faire : il faut maintenant déloger les fous de Dieu des montagnes de la région de Kidal où ils se sont réfugiés, sécuriser les villes et les campagnes, accompagner le retour des réfugiés et des déplacés, enfin aider le pays à se reconstruire. Vaste programme pour lequel le Mali aura besoin d’autres soutiens que celui de la seule France. Organiser des élections dans un pays divisé, où l’insécurité règne encore dans de vastes régions, est indispensable pour que le Mali prouve le retour de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, mais ne sera pas chose aisée. Car les autorités maliennes et leurs forces armées sont aujourd’hui exclues d’une région entière du pays par un mouvement indépendantiste, autoproclamé « libérateur » du Nord. Et cela avec la bénédiction, sinon la complicité, de la France.

*Photo : Magharebia.

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enseigne l’histoire de l’Afrique à Aix-Marseille-Université et est chercheur enseigne l’histoire de l’Afrique à Aix-Marseille-Université et est chercheur au Centre d’Etudes des Mondes Africains (CEMAf-Aix). Il est l’auteur de L’Afrique soudanaise au Moyen Âge. Le temps des grands empires (Ghana, Mali, Songhaï), Marseille, SCEREN, 2010.