Avant de partir au sommet d’Istanbul pour un nouveau round de négociations avec les Iraniens, la Britannique Catherine Ashton, notre ministre européen des Affaires étrangères, avait été longuement briffée : pour ne pas violer les codes de pudeur chiites, il était impératif qu’elle évite tout contact physique (au moins en public) avec les représentants de la République islamique.

No handshake, no problem : conformément aux instructions, la dame a soigneusement gardé les mains croisées derrière le dos. En plus elle a choisi dans sa garde-robe ce qu’il y a de plus modeste en termes de couleurs et de coupe. Mais pour la presse iranienne cela n’a pas suffi.

Un clic et hop : grâce à Photoshop, les graphistes des journaux ont pu rendre à Mme Ashton le niveau requis de pudeur. A Téhéran, les femmes on ne les touche pas, on les retouche…

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