Comment tomber amoureuse d'un paparazzo.

« Une femme intelligente est une femme avec laquelle on peut être aussi bête que l’on veut » (Paul Valéry) : cet aphorisme semble avoir été écrit sur mesure pour Camille Laurens. Non pas un plaisir de pédérastes, comme l’a dit Baudelaire dans un mauvais jour (encore qu’on puisse le vérifier à un moment dans ce livre, je n’en dirai pas plus), mais un bonheur rare. Intelligente, elle l’est tellement, Laurens, et si fine, si peu pesante, si peu bas-bleu, qu’on lui pardonne tout. On lui pardonne l’autofiction, défaut français, on lui pardonne ses coquetteries (elle adore montrer qu’elle sait faire) on lui pardonne d’aimer un goujat inculte, un type sans intérêt, un pas-son-genre , en somme. Elle n’est pas la seule : la littérature regorge de précédents, dont Odette de Crécy pour Swann fut le type achevé.

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