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J’y suis ou j’y suis pas ?

Ils ont passé un très très très mauvais week-end. Voire même les pires dix jours de leur vie. Pas les futurs battus de la droite aux législatives après l’échec de Sarkozy à la présidentielle. Non, ce sont bien sûr les prétendants socialistes à un futur gouvernement qui ont mal dormi.

Car figurez-vous que rien, mais alors rien de rien, n’a filtré du QG du changement puis de la transition qui puisse rassurer les uns, ou vraiment mettre en colère les autres.
François Hollande n’a rien laissé filtrer de ses intentions : qui premier ministre, qui aux affaires sociales, ou quelles femmes jeunes dans le gouvernement, on s’agite, on fait des paris, mais rien de bien concret jusqu’ici. Et en vérité, on peut aussi bien s’attendre à des surprises, genre société civile qui déboule à des postes importants, que miser sur un casting très synthèse de sortie de congrès du Parti socialiste.

On a vu monter des personnalités pendant la campagne, bien souvent en suivant leur propre plan médias. Ainsi comme Hollande a promis la parité, certaines jeunes femmes, sont devenues incontournables, mais uniquement par auto attribution.
Ce qui fait d’ailleurs dire à bon nombre d’hommes blancs, hétéros, de 50 ans qu’il ne faut pas rêver « jamais on ne sera au gouvernement. » Sauf, sauf si on a éventuellement fait un bon score à la primaire (entre ici Manuel Valls, entre ici Arnaud Montebourg), ou qu’on s’occupe d’un secteur dont personne ne veut comme les syndicats de profs ou la FCPE (bravo Vincent Peillon). Sinon, passe ton chemin.

Depuis une semaine, à gauche on refait ses calculs, on regarde le nombre de communiqués balancés en une année de campagne, on se demande si on en a assez fait, si la non-première-dame vous a à la bonne. D’ailleurs, ce qui vaut pour les ministres et secrétaires d’Etat est aussi valable pour tous ceux qui se voient dans les cabinets ministériels, les postes moins exposés, les entreprises publiques ou les postes en vue dans l’audiovisuel. La société de cour c’est maintenant.

Ce soir, lundi, dernière chance de se montrer sur la photo au conseil national du PS, tout sourire. Et surtout, il faut laisser son portable allumé toute la nuit, la soirée et demain. Des fois que le téléphone sonne annonçant LA bonne nouvelle. Sinon, il sera toujours temps de dégommer les camarades en douce, en espérant un second tour de nominations en juin après les législatives. Ou plus tard. Quand on a été éloigné du pouvoir pendant plus de 10 ans et que toute son expérience des ministères tient à ce qu’on en a lu dans les journaux ou les mémoires des anciens, on peut bien patienter encore quelques heures près de son iPhone…

*Photo : Parti socialiste


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