Bien meilleur en off qu’en in, Dominique Strauss-Kahn aurait confié aux journalistes de TF1 pressentir la future désignation de François Hollande, nous apprend le site des Inrocks. Alors qu’il réservait sa gratitude compassée envers Martine Aubry aux millions de téléspectateurs qui n’avaient rien de mieux à faire ce soir-là que de somnoler devant Claire Chazal, DSK est aussi revenu sur le destin de son ex-rivale Ségolène Royal.

Lucide et juste, donc cruel, il aurait qualifié de sectaire le rapport entretenu par les ségolistes à leur championne. Bien vu : devant un déficit abyssal de ligne politique (qui sait aujourd’hui ce que pense Ségolène Royal du protectionnisme, du libre-échange ?), le lien césariste entre la cheftaine et ses ouailles repose sur sa seule personne, ô combien adulée à Désirs d’avenir. Une vraie Eva Peron, le justicialisme en moins- ce qui ne fait pas grand-chose[1. Le rectificatif suivant a été publié hier soir par Les Inrocks à la demande de l’entourage de DSK : « DSK ne se serait pas autorisé à prendre personnellement position. Il a juste expliqué que les sondages semblaient donner Hollande vainqueur dans la primaire mais que l’on n’en savait rien puisque l’on ne connaissait pas le corps électoral ». A notre avis, en vrai, ce rectificatif ne rectifie pas grand chose, et pas violemment…].

Après la reconversion réussie de Jean-Marie Le Pen en chansonnier, on se plairait à voir DSK dans les habits d’un éditorialiste à la Jean-Michel Apathie ou Alain Duhamel. Il distribuerait les mêmes sermons exaltant la mondialisation heureuse et les bienfaits de l’euro, à ceci près que l’ancien ministre des Finances sait de quoi il parle.

Et oui, au FMI, en sus de Mme Nagy, il s’est aussi frotté à la dure réalité des marchés financiers…

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