Plus que le critique, le comédien, le musicien et le danseur, c’est l’ouvreuse qui passe sa vie dans les salles de spectacle.
Laissons donc sa petite lampe éclairer notre lanterne!  


Citoyen, diversitaire, cocréatif, hashtag mitou, art-thérapeutique (« dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques »)… depuis sa réouverture il y a trois mois, le Châtelet nous la joue équitable-responsable. « Racisme, sexisme, homophobie, droits des minorités, inégalités sociales, urgence environnementale… Pour que les Joséphine Baker du xxie siècle n’aient plus à demander “faut-il que je sois blanche pour vous plaire mieux ?”, nous les accompagnerons et les soutiendrons. Nous porterons ces enjeux et les donnerons à voir sur la scène parisienne. » Alléluia.

Entre les murs, rien de trop neuf. On a rhabillé le cadre de scène, disposé des miroirs à la corbeille pour que le client voie comme il est beau. La lumière est plus forte, plus froide, genre Bastille en moins lugubre. Au programme, ballet, comédie musicale (An American in Paris de retour jusqu’au 1er janvier), opéra alternatif (magnifique Saül de Haendel venu du festival de Glyndebourne fin janvier), pareil qu’avant en différent.

Le vrai neuf commence tard. Depuis un mois, dans les salons du haut, la patronne a ouvert une boîte. Une boîte qui s’appelle Joséphine justement. « Il s’agit de présenter des artistes nouveaux, des formes d’art inédites pour expérimenter ensemble et trouver les créateurs de demain », elle dit. Traduisez : de la grosse night qui tache, où les bizness-boys peuvent causer dollar et politique entre deux fashion weeks en dan

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Décembre 2019 - Causeur #74

Article extrait du Magazine Causeur

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