Inutile de le nier : la viticulture productiviste a long- temps privilégié ces gros rouges qui tachent dont s’abreuvait un prolétariat qui n’avait pas soif que de justice sociale. On sait combien les pouvoirs publics, les services de santé et les milieux viticoles eux-mêmes ont eu du mal à éradiquer ce fléau. Curieusement, c’est lorsqu’il fut acquis que la consommation de vin ne constituait plus un danger pour la société que la loi Évin a été adoptée – le 13 décembre 1990. Si cette loi a aidé efficacement à combattre le tabagisme dans les lieux publics, elle n’aura eu que des effets négatifs sur la viticulture française, sans contribuer en quoi que ce soit à la juste lutte contre l’alcoolisme.  Forgée dans l’airain du puritanisme par le lobby hygiéno-moraliste, la loi Évin interdit en effet toute forme de communication à caractère commercial sur le vin, privant ainsi l’un des fers de lance de notre commerce extérieur des moyens de promotion essentiels à sa survie.

Or, de nos jours, le vin tue infiniment moins que la voiture, le tabac, la pollution et, surtout, la malbouffe.

*Image : Soleil.

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