Epidémie de fusillades en milieu transgenre? Attention à correctement nommer les tueurs
Le 10 février, le Canada a été endeuillé par un énième meurtre de masse. Jesse Van Rootselaar, âgé de 18 ans, a assassiné sa mère et son demi-frère avant de se rendre à l’école secondaire Tumbler Ridge où il a abattu cinq élèves et un professeur. Van Rootselaar s’est ensuite suicidé.
Le tueur s’identifiait comme fille depuis ses 12 ans. Il ou elle ? Tel est le dilemme posé aux autorités canadiennes, inquiètes de mégenrer le criminel. C’est ainsi qu’il a été qualifié de « gun person » plutôt que de « gunman », terme très couramment utilisé en anglais. Quant à la presse canadienne, elle aura mis vingt-quatre heures pour révéler que Jesse Van Rootselaar était un transgenre, le présentant d’abord comme une femme.
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Cette affaire survient concomitamment avec un autre meurtre commis par un transsexuel, toujours au Canada : un certain Robert Dorgan, 56 ans, qui a ouvert le feu dans une patinoire de hockey sur glace où jouait son fils, tuant son ex-femme et son propre enfant. Épidémie de fusillades en milieu transgenre ? D’après l’association étasunienne Glaad (Gay and Lesbian Alliance Against Defamation), sur les 5 748 fusillades de masse recensées entre le 1er janvier 2012 et le 15 septembre 2025, cinq ont été confirmées comme étant commises par des personnes transgenres, soit un taux inférieur à 0,1 %.
Cependant, certains des tireurs ont indiqué que leurs meurtres étaient directement liés à leur identité de genre, comme Devon Michael Erickson et Alec McKinney, auteurs en 2019 d’une fusillade dans un lycée. La population transgenre est considérée comme un groupe à haut risque en ce qui concerne le développement de troubles de santé mentale. Une étude de Yale menée en 2020 a révélé que les personnes diagnostiquées comme présentant une « incongruence de genre » sont six fois plus susceptibles de souffrir d’un trouble d’anxiété que la population générale, trois fois plus susceptibles de se voir prescrire des antidépresseurs et des anxiolytiques, et six fois plus susceptibles de faire une tentative de suicide nécessitant une hospitalisation.




