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Information: tout est sous contrôle

"Souveraineté informationnelle" : l'Arcom ne suffit plus au pouvoir


Information: tout est sous contrôle
Marc-Antoine Brillant du service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères et Delphine Ernotte Cunci de France Télévisions signent un accord de collaboration, Paris, octobre 2025 © Nathalie Guyon / France Télévisions

Contrôler et labelliser l’information est une nouvelle obsession en Europe, et singulièrement en France. Emmanuel Macron, Thierry Breton, Nathalie Loiseau et les technocrates de Bruxelles sont les artisans d’un vaste dispositif de lutte contre la désinformation associant notamment Viginum, médias publics et des projets de nouvelles régulations européennes. Sous couvert de « résilience démocratique » et de protection contre les ingérences étrangères, les outils de surveillance et de contrôle de nos réseaux sociaux, de nos médias alternatifs et des débats électoraux se multiplient. La chronique médias de Didier Desrimais


Cette information est passée totalement inaperçue. Pourtant… Le 15 octobre 2025, France Télévisions annonçait sur son site avoir noué un partenariat avec Viginum. L’objectif de cette coopération est officiellement « d’informer, sensibiliser et outiller les publics face aux risques liés aux manipulations de l’information », de « renforcer la résilience collective »face aux « fake news venues d’ailleurs »et de participer aux actions « d’éducation aux médias et à l’information », en particulier auprès des « jeunes publics ».

Les lecteurs seront (peut-être) rassurés d’apprendre « qu’en croisant expertise technique, exigence journalistique et sensibilisation des publics, ce partenariat participe au renforcement de la résilience démocratique et à la protection du débat public[1]. » Il convient maintenant d’expliquer ce qu’est Viginum et dans quel véritable but ce partenariat a été créé. 

Aie confiance…

Viginum est un service de l’État rattaché à Matignon via le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Il est chargé de la vigilance et de la protection contre les ingérences numériques étrangères. Sa création a été décidée en juillet 2021 par Emmanuel Macron, avec une idée derrière la tête qu’il est aisé de deviner. D’ailleurs… « Conscient que la création de cette nouvelle agence présente le risque de la faire passer pour un outil d’influence en ligne au service de l’exécutif français à un an de la présidentielle, le SGDSN promet la “transparence totale” sur ses actions. Un comité d’éthique et scientifique composé d’un membre du Conseil d’Etat, d’un membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel [devenu Arcom], d’un magistrat, d’un ambassadeur, de journalistes et de chercheurs veillera sur les activités de cette agence », lit-on alors dans Le Monde pour rassurer les Français. La crainte de voir ce service accomplir les noirs desseins d’un exécutif de plus en plus directif est d’autant plus légitime que, quelques mois plus tard, un nouveau décret conférera à Viginum l’autorisation de « collecter, exploiter et traiter de façon automatisée les données à caractère personnel sur les plateformes en ligne ». Une de ses missions principales sera de « détecter et caractériser les opérations qui pourraient altérer l’information des citoyens pendant les périodes électorales ». Il manquait à cette agence barbouzarde un rouage médiatique susceptible de propager efficacement, à grande échelle, un argumentaire sur les « ingérences étrangères » justifiant de possibles sanctions contre les réseaux sociaux ou les médias indépendants. Son partenariat avec France TV vient combler cette lacune.

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Le 18 mars 2025, dans le cadre de la Commission d’enquête concernant l’organisation des élections en France[2], le chef de Viginum, Marc-Antoine Brillant, a tenu à rappeler les « menaces » qui auraient motivé la création de ce service, entre autres les « soupçons d’ingérence étrangère » via TikTok ayant conduit à l’annulation de l’élection présidentielle roumaine et à l’éviction du candidat nationaliste Calin Georgescu. Lors de son audition, M. Brillant n’a pas cru bon d’évoquer les informations avancées par le média d’investigation roumain Snoop, informations sur lesquelles les médias français ne se sont pas non plus attardés. S’appuyant sur les documents déclassifiés des services de renseignements roumains, les journalistes dudit média affirmaient en effet qu’aucune preuve d’ingérence russe sur le réseau social TikTok n’avait pu être produite – ce que les dirigeants de TikTok ont confirmé. En revanche, il ressortirait de ces documents que le Parti national libéral (PNL) au pouvoir aurait alimenté de faux comptes TikTok en faveur de son adversaire, le nationaliste et eurosceptique Calin Georgescu, dans le but de diviser l’extrême droite – représentée par Calin Georgescu et George Simion – et de favoriser l’accession au second tour de son candidat…

Quoi qu’il en soit, l’annulation d’une élection présidentielle pour des motifs aussi discutables, sans preuves indiscutables d’une ingérence étrangère pourtant mise en avant pour la justifier, est une grande première en Europe. Plus tard, alors que les élections en Allemagne laisseront présager d’excellents scores pour l’AfD, Thierry Breton menacera sur RMC : « On l’a fait en Roumanie et il faudra évidemment le faire, si c’est nécessaire, en Allemagne. » Faire quoi ? Remettre en cause, au motif qu’il y aurait eu une « ingérence étrangère », les résultats des élections s’ils ne vont pas dans le sens espéré par les élites bruxelloises et mondialistes, bien entendu. De son côté, le chef de Viginum prévient : au motif que la source serait possiblement étrangère, tout ce qui, sur les réseaux sociaux, tendra « à polariser le débat public numérique sur des thèmes qui divisent et dont on sait qu’ils peuvent influencer le comportement des électeurs » et « à alimenter la défiance à l’égard des médias traditionnels » pour « détourner une partie de leur public au profit de médias alternatifs », sera notifié à qui de droit – président de la République, ministre de l’Intérieur, Arcom, juge électoral – afin d’organiser « la prise en charge et l’atténuation des risques systémiques provoqués par l’utilisation malveillante des plateformes en ligne ».

Thierry Breton et Nathalie Loiseau, contrôleurs aériens !

S’il échoue à peu près sur tout, Emmanuel Macron semble particulièrement efficace quand il s’agit de faire surveiller, voire censurer ceux qui s’opposent à son mandat ou au projet d’Europe fédérale qu’il appelle de ses vœux en espérant s’y voir attribuer une fonction majeure. La France est le pays de l’UE le plus actif et le plus influent en ce qui concerne la surveillance des médias et des réseaux sociaux. C’est un Français, Thierry Breton, qui a promu le Digital Services Act  (DSA), un service de surveillance des plateformes numériques qui est en réalité le premier étage de la tour de contrôle de l’information échafaudé par l’UE. C’est une Française, Nathalie Loiseau, qui dirige actuellement la commission chargée d’élaborer le deuxième étage de cette tour de contrôle, un Bouclier de la Démocratie Européen (BDE) constitué d’une série de mesures permettant le quadrillage complet de l’information et du contrôle de celle-ci. Le verbiage du communiqué de presse de ladite commission du 12 novembre 2025 enrobe du mieux qu’il peut les objectifs réels de ce dispositif mais ne parvient pas à les camoufler complètement. Il est ainsi prévu que « le bouclier européen de la démocratie débouchera notamment sur la création d’un nouveau Centre européen pour la résilience démocratique au sein duquel seront rassemblées l’expertise et les ressources de l’UE et des États membres afin d’accroître notre capacité collective à anticiper les menaces, à les détecter et à y réagir et de renforcer la résilience démocratique ». Pour ce faire, un « réseau européen indépendant de vérificateurs de faits sera mis sur pied et l’Observatoire européen des médias numériques développera de nouvelles capacités indépendantes de suivi et d’analyse pour l’appréciation de la situation en matière d’élections ou en cas de crise ». De plus, « un soutien financier renforcé en faveur du journalisme indépendant et local sera fourni dans le cadre du nouveau programme consacré à la résilience médiatique ». [Il faudra un jour faire l’exégèse de la notion qui entoure le mot « résilience » et analyser sérieusement l’usage abusif et intempestif qu’en font les idéologues progressistes en général et les technocrates bruxellois en particulier.] En résumé, des commissaires médiatico-politiques désignés et financés par l’UE, recrutés au sein d’organismes étatiques, d’ONG, d’associations et de médias ayant fait preuve de leur allégeance au pouvoir en place, vont être autorisés à traquer, plus particulièrement pendant les périodes électorales ou en « cas de crise » (« crise » qu’il faut entretenir = « crise sanitaire », « urgence climatique », « menace russe », etc.), les plateformes numériques, les médias alternatifs et même les particuliers qui s’opposeront au discours dominant, aux décisions prises par la Commission européenne et à l’application des directives de cette dernière. L’ONG Reporters sans Frontières (RSF) se porte naturellement candidate et en rajoute par la voix de son directeur Thibaut Bruttin : « Avec ce bouclier démocratique, la Commission européenne marque sa volonté de soutenir les médias et le journalisme comme antidotes à la désinformation, aux manipulations de l’information et aux ingérences étrangères. Mais renforcer la résilience des médias ne permettra de lutter contre ces menaces que si cette information fiable produite par les médias parvient aux citoyens. Il faut renforcer les acteurs et changer en leur faveur les règles du jeu. » Par « les acteurs », RSF désigne bien entendu les journalistes issus de ses rangs mais également les associations censées lutter contre les « théories complotistes » comme Conspiracy Watch, les médias mainstream et les fact-checkers aux ordres du pouvoir, ainsi que l’audiovisuel public. « Changer en leur faveur les règles du jeu » signifie : leur offrir tout l’espace médiatique, leur donner les clefs de la tour de contrôle, leur octroyer des moyens supplémentaires pour mater les médias dissidents et pour éduquer la population à l’information « labellisée » !

Souveraineté informationnelle : Delphine Ernotte veille

Le partenariat entre Viginum et France Télévisions semble répondre en partie aux souhaits de RSF. Delphine Ernotte écrit sur le site de France TV : « Alors que des puissances étrangères étendent leur influence sur notre espace informationnel, France Télévisions est mobilisé pour garantir l’accès de tous à une information fiable et indépendante. Grâce à l’expertise de VIGINUM, notre Groupe conforte son engagement dans la lutte contre les tentatives de manipulations, notamment par le développement d’actions de sensibilisation et de formation auprès de tous les publics. Il réaffirme ainsi le rôle essentiel des médias de service public pour la protection de la souveraineté informationnelle et culturelle, qui constitue un véritable enjeu de sécurité nationale. » Même chose du côté du chef de Viginum qui affirme vouloir « appuyer les travaux d’investigation journalistique, accroitre significativement les efforts en matière de sensibilisation à la menace informationnelle et œuvrer en faveur de la résilience démocratique. » Le discours est rodé. Il est un copié-collé de celui d’Emmanuel Macron, inspiré par la Commission européenne. Cette collaboration entre un service étatique et un média public vient compléter la panoplie des moyens mis en œuvre par une caste politico-médiatique qui sent le vent tourner. Hors de question de trop laisser les opposants s’exprimer. Hors de question de laisser les Français s’informer ailleurs que dans des médias estampillés « informateur fiable ». France TV soutenu par Viginum devient le bras armé d’un pouvoir qui a pris conscience que tout lui échappe, que les Français ne sont plus dupes et qu’ils se tournent vers des sources d’information plus proches des réalités qu’ils vivent.

La « menace informationnelle » est réelle – mais elle est aussi celle que font planer sur la liberté d’expression certains dirigeants occidentaux et les technocrates bruxellois en accumulant des dispositifs de censure. De nombreuses structures médiatiques, politiques ou associatives participent à ce contrôle de l’information. Les réseaux sociaux et les médias indépendants et alternatifs sont régulièrement la cible de ces structures peu enclines au débat et supportant mal de voir leur influence s’effriter au fil des jours. L’anathème « extrême droite » ne suffisant plus à effrayer le citoyen qui a eu sa dose de « barrage républicain », ces nouveaux commissaires politiques ont décidé de passer à la vitesse supérieure : intimidation auprès des entreprises achetant des espaces publicitaires dans ces médias, fermetures de comptes bancaires, harcèlement judiciaire, surveillance constante et innombrables signalements auprès de l’Arcom, multiplication des demandes de règles contraignantes, le tout orchestré par un gouvernement et des partis politiques aux abois, des associations doctrinaires et des médias largement subventionnés dont les Français se détournent de plus en plus mais qui n’ont rien perdu de leur pouvoir de nuisance. [À ce sujet, je conseille ardemment la lecture du dernier et très documenté numéro de la revue du média Frontières intitulé Censure, la tentation totalitaire[3], ainsi que le récent article de François Bousquet dans le JDD, Fatwa bancaire, pourquoi la droite est systématiquement visée[4].]

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Tous les moyens seront-ils bons pour empêcher les dissidents de parler ? L’UE a infligé une amende de 140 millions d’euros au réseau social X. Le siège social parisien de ce dernier est perquisitionné. L’oligarchie politico-médiatique européenne n’a apparemment pas l’intention de laisser les gens s’informer ailleurs que dans des médias « labellisés » reconnaissables à ceci : aucune de ces mesures coercitives mises en place par la Commission européenne et le gouvernement français ne semble jamais les effrayer, bien au contraire. Nos députés dits d’opposition ne semblent guère plus inquiets. C’est donc de l’autre côté de l’Atlantique que l’on tire la sonnette d’alarme. Après que J.D. Vance a répété son inquiétude devant le recul de la liberté d’expression en Europe, la Commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis vient de rendre un rapport au vitriol sur les agissements de la Commission européenne. Les propos liminaires mitraillent sec : « Bien que souvent présentée comme une lutte contre les prétendus “discours de haine” ou la “désinformation”, la Commission européenne a œuvré à censurer des informations véridiques et des discours politiques concernant certains des débats politiques les plus importants de l’histoire récente, notamment la pandémie de COVID-19, l’immigration de masse et les questions transgenres. Après dix ans, la Commission européenne a établi un contrôle suffisant sur la liberté d’expression en ligne à l’échelle mondiale pour réprimer de manière exhaustive les discours qui menacent son pouvoir. » La Commission américaine accuse la Commission européenne d’avoir « exercé des pressions sur les plateformes pour censurer des contenus avant les élections nationales en Slovaquie, aux Pays-Bas, en France, en Moldavie, en Roumanie et en Irlande, ainsi qu’avant les élections européennes de juin 2024 », ceci dans le but de « défavoriser les partis politiques conservateurs et populistes ». Elle affirme avoir en sa possession des documents prouvant ces accusations. Considérant que les réglementations (DSA, Bouclier européen, etc.) et les injonctions censoriales de la Commission européenne représentent un risque majeur pour la liberté d’expression, y compris et surtout celle des Américains, la commission américaine est décidée à dénoncer toutes les décisions de l’UE qui mettront en péril un droit fondamental : le droit à la liberté d’expression[5]

Borderline content

Liberté d’expression qui continue de fondre comme neige au soleil sous nos latitudes. Sur le média d’extrême gauche Brut, Emmanuel Macron promet de nouvelles mesures pour « lutter contre la désinformation ». D’abord, le renforcement de… Viginum et l’abaissement du seuil de vues qui déclenchait jusqu’à présent l’intervention de ce service afin que, « dès qu’il y a des indices de désinformation », ce dernier puisse agir. Ensuite, la mise en place d’un « référé “fausse information en période électorale” » permettant aux juges « d’obliger la suspension des contenus si on voit qu’ils sont en train de fausser les élections ». Il est à noter que l’extrême gauche écologiste est sur la même longueur d’onde qu’Emmanuel Macron : l’eurodéputé vert David Cormand verrait d’un bon œil « l’expulsion de X du territoire européen » (Libération, 4 février 2025). Sur RTL, Marine Tondelier déclarait carrément que « ce réseau doit être interdit en Europe ».


Ces annonces présidentielles sont à rapprocher de celles de l’EU Internet Forum (EUIF) concernant un concept tout ce qu’il y a de plus orwellien. Cette instance bruxelloise a en effet inventé la notion de « borderline content » en ligne, désignant ainsi les contenus sur internet et les réseaux sociaux qui, sans être illégaux, sont considérés par des ONG et des fact-checkers mandatés par l’UE comme de la désinformation, du complotisme ou des discours haineux, et doivent par conséquent être « modérés » – en clair, invisibilisés, shadow bannés, donc censurés – par les plate-formes numériques. Sont spécifiquement visés : la « rhétorique populiste », le « contenu anti-gouvernement/anti-UE », le « contenu anti-élite », le contenu « anti-migrants et islamophobe », le « sentiment anti-réfugiés, anti-immigration », le contenu « anti-LGBTIQ+[6] ». On est loin, très loin des seuls contenus pédophiles ou terroristes, lesquels n’auront servi en fin de compte qu’à justifier le contrôle total de nos messageries numériques.  

L’air devient irrespirable en Europe. Bientôt, on étouffera. Le portefeuille d’identité numérique européen, prévu pour novembre 2026, parachèvera l’arsenal de surveillance de tous les habitants de l’UE. Un contrôle social, technologique, politique et médiatique, absolu et irréversible – Emmanuel Macron, la Commission européenne et la caste politico-médiatique aux ordres en rêvent depuis longtemps et sont proches d’y parvenir. À moins que…


« Pour abolir la vérité, il faut : enseigner l’idéologie ; instrumentaliser la presse ; propager de fausses nouvelles ; produire le réel. » Michel Onfray. Théorie de la dictature.

Les Gobeurs ne se reposent jamais

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[1] https://www.francetelevisions.fr/groupe/notre-actualite/france-televisions-et-viginum-nouent-un-partenariat-pour-faire-face-a-la-menace-48116     

[2] https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L17S2025PO852507N024.html

[3] https://www.frontieresmedia.fr/enquetes/le-nouveau-numero-magazine-frontieres-censure-la-tentation-totalitaire-est-disponible-en-kiosq—14726

[4] https://www.lejdd.fr/Societe/enquete-fatwa-bancaire-pourquoi-la-droite-est-systematiquement-visee-166388

[5] The foreign censorship threat, part II : Europe’s decade-long campaign to censor the global internet and how it harms American speech in the united states. 3 février 2026.

[6] Fdesouche.com, Censure du net : comment l’Union européenne prévoit d’agir sur des contenus légaux dits « borderline » anti-élite et anti-immigration. 4 février 2026.




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Amateur de livres et de musique. Dernier ouvrage paru : Les Gobeurs ne se reposent jamais (éditions Ovadia, avril 2022).

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