Les casseurs du Trocadéro étaient des « zyva », pas des ultras.
Dans l’ébullition qui a suivi les violences du Trocadéro, intervenues le 12 mai après la victoire du PSG en Ligue 1 de football, plusieurs médias ont mis en avant le conflit entre un groupe de supporters – les « Ultras » – et la direction du club. Il y a trois ans, après, il est vrai, des violences ayant entraîné la mort de deux supporters, celle-ci avait dissous les deux « kops » (tribunes) – Auteuil et Boulogne –, leur interdisant de se regrouper dans le stade. Une partie des habitués, qui se sont autoproclamés « Ultras », ont alors boycotté les matchs. Et leur banderole – « Liberté pour les Ultras » – flottait effectivement place du Trocadéro le soir des violences.
De nombreux articles, notamment celui paru dans Le Monde du 16 mai sous le titre « Les Ultras résistants », ont privilégié cette hypothèse qui contrastait singulièrement avec les images diffusées en boucle sur Internet et les chaînes d’info – jusqu’à ce que la police interdise aux reporters de filmer. À l’évidence, les assaillants n’avaient pas grand-chose à voir avec des supporters du PSG, même « ultras ». Il s’agissait plutôt d’une intervention massive et apparemment organisée de « jeunes de banlieue », comme on dit.

*Photo: capture d’écran Le Figaro TV

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