Le président vénézuélien Hugo Chavez a livré samedi dernier au monde son analyse géopolitique sur les événements en Syrie. Lors d’une cérémonie commémorant sa sortie de prison il y a 17 ans, Chavez déclarait « Voilà qu’a commencé l’attaque contre la Syrie, voilà que commencent des mouvements de manifestations prétendument pacifiques, qu’il y a des morts et voilà qu’ils accusent le président d’être en train de massacrer son peuple ».

Après l’analyse du présent, un pronostic lucide de l‘avenir : « Ensuite viendraient les Américains, qui veulent bombarder ce peuple pour le sauver. Quel cynisme que celui de l’Empire ! ». Chavez n’est pas dupe ! On a déjà essayé de lui faire le coup en Libye : « C’est la même chose. On provoque des conflits violents et sanglants dans un pays pour ensuite y intervenir, s’emparer de ses ressources naturelles et le transformer en colonie ». Décidément, rien n’échappe à la lecture bolivarienne de l’histoire !

Et pour joindre des actes à ces belles paroles le président Chavez s’est entretenu au téléphone avec M. Assad pour apporter son soutien à ce « président arabe socialiste, humaniste, frère, un homme doté d’une grande sensibilité humaine qui n’est en aucune manière un extrémiste ».

Après un siège pour la Syrie au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, bientôt le Prix Nobel de la Paix à Bachar el-Assad ?

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