Quand l’air du temps se fait lourd, lire François Weyergans est une échappée. Sa réputation n’est plus à faire : paresseux, dilettante, adepte de Jean-Luc Delarue, toujours en retard. Sept ans après Trois jours chez ma mère, prix Goncourt 2005, Royal Romance, une histoire d’amour triste, de flâneries, de spleen et d’humour léger comme un entrechat de ballerine, vient pourtant d’arriver.

François Weyergans, Royal Romance, Julliard, 2012.