David Cameron, l’inénarrable Premier britannique qui, s’il avait vécu il y a six siècles nous aurait évité d’avoir à recourir à une petite bergère lorraine pour bouter l’envahisseur du Royaume – il serait certainement rentré chez lui tranquillement par manque de budget militaire – ce bon David donc qui arme lui-même les Goliath qui demain le détruiront, a décidé de privatiser les routes d’Albion. Le raisonnement est imparable : puisque par définition l’Etat, qui est le problème comme chacun sait, ne pouvait pas moralement investir dans lesdites routes, elles sont retournées à une vétusté et à une rareté antérieures à l’invasion de César.

Et certainement l’Etat ne pouvant pas fâcher le lobby des automobilistes en leur imposant des péages – un vol comme tous les impôts, il ne lui reste plus qu’à les brader à des investisseurs privés – privés comme le fond souverain chinois sans doute – qui se chargeront de les rénover et de les multiplier. Comment ? Je vous le donne en mille : en instaurant des péages, qui peut-être seront réglés par l’Etat lui-même à la place des clients.

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