Gérard Jugnot dans Une époque formidable

Au creux de l’été, pendant l’entracte du remake de Un Éléphant, ça trompe énormément qu’a offert DSK au monde, les marchés − cela n’a pas pu vous échapper − se sont invités dans l’actualité, et pas qu’un peu. Nasdaq, Nikkei, CAC 40 se sont littéralement personnifiés. En plein mois d’août, ils ont arbitré, reculé, plongé et finalement dégringolé quinze jours d’affilée… Il n’y en a alors plus eu que pour eux : on guettait leur réveil à Tokyo, on les bordait à leur coucher à New York, on leur prenait le pouls toute la journée, on a tout fait pour les convaincre, les rassurer, on a prié pour que leur état s’améliore. Tocsin de rigueur et mini-sommet franco-allemand, rappel de troupes ministérielles au trot. Obama et Sarko ont même ressorti le téléphone rouge pour s’appeler la nuit et parler traitement de cheval.

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