Nicolas Boileau-Despréaux (1636-1711). Je me demandais pourquoi, depuis quelques semaines, je pensais à Boileau, relisais du Boileau. Pourquoi je le trouvais, en fin de compte, si indispensable, si central. Après tout, ce n’est pas un génie comme Jean de La Fontaine ou comme Jean Racine (qu’il admirait l’un et l’autre). Ce n’est pas un grand poète comme Baudelaire (qui cependant l’avait lu et relu, ça se sent à son phrasé, à sa frappe). C’est un pion de collège, c’est le type qui disait comment écrire de bonnes tragédies et qui n’en n’a jamais fait une. Qui expliquait en alexandrins la règle des trois unités. C’était l’ennuyeux de service, quand il y avait encore de l’histoire littéraire à l’École, l’écrivain qui avait fait des vers célèbres qu’on eût été coupable de ne point connaître

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François Taillandier
est écrivain.
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