L’apéro géant à la Goutte d’or n’aura pas lieu. La Préfecture a choisi d’interdire le rassemblement en invoquant le fameux risque de « troubles à l’ordre public ». Je ne sais pas si la décision est sage mais l’inquiétude est légitime car le risque est réel et tout le problème est là. Les rues de ce quartier auxquelles les autorités et Florentin Piffard semblent avoir renoncé, territoires perdus de la République puisqu’extensions naturelles de la mosquée comptent encore des Français qui entendent y vivre sans être emmerdés par la religion des autres. Vouloir affirmer le droit de boire de l’alcool, de manger du cochon, d’embrasser des filles, de blasphémer si ça nous chante et quand ça nous chante en pleine rue n’est pas une provocation stupide et infantile. C’est l’expression d’un génie français que le monde civilisé nous envie. Au nom du respect de quelle bondieuserie venue d’ailleurs devrais-je raser les murs de ce quartier le jour de la prière ? Si la République laïque encadre le sacré, elle doit le contenir à l’intérieur du cadre, impitoyablement, ou alors c’est accepter que les libertés des uns s’arrêtent où commence la religion des autres.

La loi serait-elle synonyme de désordre ?

La loi vise à faire régner l’ordre mais aujourd’hui à Barbès, appliquer la loi de notre République, c’est prendre le risque de l’affrontement et du désordre. Le Préfet de police a choisi de ne pas prendre le risque.

Nous avons en France deux sortes de préfets. Les uns dénoncent les scandales, les autres les évitent à tout prix. Les premiers sont démis de leur fonction quand ils ne distinguent plus l’aéroport de Dakar de celui de Roissy comme Girod de Langlade ou démissionnent quand ils sont désavoués après avoir expulsé une Marocaine sans papiers conformément à la loi mais contre l’avis des médias. Il arrive même qu’ils soient abattus d’une balle dans le dos pour avoir déplu à des bandits d’honneur. Les seconds paraissent moins préoccupés par l’immigration illégale, la montée de l’islamisme ou les dérives mafieuses que par la suite de leur carrière. Ne pas faire de vagues semble être leur priorité. Voilà pourquoi des drapeaux français sont décrochés des mairies et brûlés devant des CRS à qui l’on interdit d’intervenir comme à Toulouse. Voilà pourquoi les rues du 18ème arrondissement de Paris sont transformées en mosquées à ciel ouvert.

On choisit ses amis, pas forcément ses alliés

Face à ce laxisme coupable et dangereux que dénoncent des habitants du quartier dans une déclaration publiée par marianne.fr, des citoyens aux opinions diverses et parfois opposées ont décidés d’opposer une résistance à l’islamisation en marche en levant le coude dans ce quartier parisien où des musulmans occupent un terrain jadis planté de vignobles. Dans cette coalition qui rassemble Riposte laïque et les « Identitaires », la présence des bouffeurs de curés semble ne gêner personne. En revanche, la participation des imbéciles heureux qui sont nés quelque part pose problème jusque dans notre site pourtant amateur de soufre. Les médias nous répètent en boucle que toute cette affaire n’est qu’une provocation de l’extrême droite, notre rédactrice en chef rappelle qu’elle ne boit pas avec n’importe qui. En tout cas, pas avec ceux qui ont de la francité une vision ethnique ou religieuse. Moi non plus : si j’ai mis de côté un Bordeaux supérieur et une soubressade en prévision du 18 juin, ce n’est pas pour trinquer avec des amis mais pour faire de la politique. Or la politique, c’est le champ de l’action et le jeu des alliances. Ce n’est pas attendre pour agir de trouver des alliés avec lesquels on soit d’accord sur tout mais accepter de passer des compromis.

Je me fiche que ces compagnons de route sur les trottoirs de la rue Myrha et pas au-delà soient racistes ou antisémites, allergiques aux seuls islamistes, aux musulmans ou à tous les Arabes et même aux Juifs. Qu’ils se placent ou qu’on les place à l’extrême droite ne m’intéresse pas en l’occurrence. Je ne veux pas savoir si parmi eux, figurent ces crétins qui ne méritent pas la corde pour les pendre qui profanent les tombes de musulmans morts pour la France. Contre ceux-là, je pourrais bien m’allier un jour avec des musulmans Français et fiers de l’être. Il ne s’agit pas de fraterniser mais de remettre à sa place un islam conquérant. Il faut s’occuper de ses ennemis par ordre de priorité, à la guerre comme à la guerre, et mettre de côté nos contentieux pour les régler plus tard. Ou pas.
 
Après tout, les gens ne sont pas obligés d’aimer les Arabes ou les juifs. Tant qu’ils ne défilent pas dans les rues en tenue SS, qu’ils ne menacent pas mes amis et qu’ils ne viennent pas s’en prendre aux miens, ils n’ont rien à craindre de moi.

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