Plus que le critique, le comédien, le musicien et le danseur, c’est l’ouvreuse qui passe sa vie dans les salles de spectacle. Laissons donc sa petite lampe éclairer notre lanterne!


À l’Opéra de Paris, pas besoin d’opéra. Avec ou sans public, show permanent. À l’époque où feu Pierre Bergé tentait de faire marcher le bébé Bastille, que pesait sa maigre saison auprès de la conférence de presse, festival d’esclandres, de menaces et d’injures ? Ou le virage en direct sur vos écrans du chef Daniel Barenboim ? Le spectacle n’était déjà plus sur le plateau.

Et ça n’a pas trop changé. Le hit de l’an passé restera les dix minutes de cygnes sur le parvis du palais Garnier. Grève matin, grève midi, grève soir évidemment, mais animation à toute heure, le personnel ayant tapissé les murs d’un panneau roboratif : « Agissements sexistes / Violences sexuelles / Harcèlement sexuel / NON / Victimes ou témoins agissons ». Il s’en passe des trucs dans des couloirs que plus personne n’arpente depuis un an !

Après la grève, le virus. La maison close reste close, mais ne partez pas, le spectacle continue. Le 25 mai à Minneapolis la mort filmée du citoyen George Floyd enflamme la planète. Trois mois plus tard, quelques salariés de l’Opéra, danseurs principalement, rédigent un manifeste : « De la question raciale à l’Opéra national de Paris ». D’abord interne, le tract gagne la Toile, puis la presse. Nous sommes début octobre, la direction prend acte, comm

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Février 2021 – Causeur #87

Article extrait du Magazine Causeur

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