Henri Guaino et Nicolas Dupont-Aignan. Numéro de reportage : 00674864_000005. Numéro de reportage : 00780959_000001.

Suppléant de Benoît Hamon en juin 2012, ancien député (2012-2014), vous avez claqué la porte du PS l’an dernier. Dans un entretien accordé à Marianne, vous expliquez ne plus croire au clivage droite-gauche. Quel est selon vous le(s) clivage(s) qui devrai(en)t structurer la vie politique aujourd’hui ?

Jean-Philippe Mallé : Je n’ai pas claqué la porte du PS : j’en suis parti, il y a plus d’un an, sans faire de bruit et j’ai rejoint République moderne, l’association présidée par Jean-Pierre Chevènement, que j’anime dans les Yvelines.

J’ai bien conscience que les notions de droite et de gauche, héritées de notre histoire, sont ancrées dans notre vie politique ; elles organisent cette dernière de façon binaire car elles sont fonctionnelles et pratiques : l’ordre et l’autorité seraient à droite quand le mouvement et la justice sociale seraient à gauche.

Une objection, cependant, à ce bel ordonnancement : l’examen de la vie politique en France de ces trente dernières années, avec sa succession de gouvernements de droite et de gauche brouille les lignes. L’épreuve du feu, en politique, c’est l’exercice du pouvoir qui agit comme un révélateur : on ne peut, en effet, se contenter des bonnes intentions affichées et en rester à de pures spéculations intellectuelles. Je ne connais donc qu’une gauche, celle qui a Hollande sous les magistères de Francois Mitterrand, Lionel Jospin et Francois Hollande. Or, les faits sont là : la gauche, aux côtés de la droite, a pris toute sa part au mouvement de dérégulation de notre économie et de soumission à la doxa libérale de la Commission européenne.

Il est vrai qu’une large partie de la gauche déteste aujourd’hui l’Etat-Nation qu’est la France.

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