C’est le ministère de l’Intérieur qui vient de l’annoncer : un élève du lycée juif toulousain Ozar Hatorah – celui-là même, donc, où Merah a perpétré son massacre d’enfants- a été victime d’une agression antisémite dans un train reliant Lyon à Toulouse. Les deux coupables présumés sont en garde à vue à Lyon.

Le jeune homme souffre d’une interruption temporaire de travail de huit jours. Il a déposé plainte dans la nuit au commissariat de Lyon et « les identités des deux agresseurs sont connues grâce à l’action en gare de la police ferroviaire », précise le ministère de l’Intérieur. D’après les premiers éléments de l’enquête, l’adolescent aurait été pris à partie dans un compartiment après que les deux suspects ont remarqué une chaîne à son cou.

« Un adolescent de 17 ans portant un signe religieux distinctif et par ailleurs scolarisé à l’école Ozar Hatorah de Toulouse, a été pris à partie et insulté par deux individus. L’adolescent a ensuite été agressé au niveau de la plate-forme des toilettes par ces deux mêmes individus qui l’ont roué de coups », rapporte ainsi le ministère.

« Seule l’intervention d’un passager et des contrôleurs de la SNCF a pu mettre un terme aux violences », poursuit le ministère qui juge que « ces actes d’une extrême violence sont inadmissibles ». Le porte-parole de Manuel Valls a à cette occasion réaffirmé sa volonté de « combattre toutes les résurgences de ce mal profond qu’est l’antisémitisme ».

Ce que le ministère ne rappelle pas, en revanche, c’est qu’après l’agression antisémite dont avaient été victimes, il y a un mois, trois jeunes juifs à Villeurbanne, près de Lyon, les coupables, tous issus des « quartiers sensibles » avaient été remis en liberté à l’issue de leur garde à vue, contre l’avis du parquet…

En ira-t-il de même cette fois ?

*Photo : Fabien Perissinotto

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