Le paradoxe avec l’Europe telle qu’elle se construit, c’est qu’elle séduit les grands partis politiques, les médias et la bureaucratie, mais laisse plus ou moins perplexe le bon peuple. Taux d’approbation moyen en Europe pour les élites (ou prétendues telles) : 90% contre 45% pour les citoyens ordinaires.

Une question se pose alors : l’engouement des « élites » pour un rapprochement accru avec l’U.E. se nourrirait-il moins d’une recherche passionnée de l’intérêt commun que des avantages personnels qu’elles en tirent ? Le prix Nobel de l’économie James Buchanan dans sa théorie des choix publics -l’action collective ne serait, selon lui, rien d’autre que le fait de choix individuels- corroborerait cette hypothèse.

En suivant cette piste, nous accédons aux études comparatives des salaires des responsables de la Commission européenne réalisées par Roland Vaubel, professeur à l’université de Mannheim. Les chiffres, là, ne trompent pas : pour un haut fonctionnaire ou un homme politique, c’est un cadeau du ciel d’être engagé à Bruxelles, a déclaré Vaubel à Zurich devant le Liberales Institut après avoir comparé les salaires des fonctionnaires européens à ce qu’ils seraient s’ils étaient restés dans leur pays.

L’ogre administratif et politique européen est doté d’un solide appétit : la démocratie y laisse des plumes et bien malin serait celui qui pourrait affirmer que le citoyen y gagne plus qu’il n’y perd…..

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