Personne n’ignore que c’est aujourd’hui le premier tour des élections législatives en France et que 577 circonscriptions font l’objet des désirs de 6603 impétrants comme on dirait du côté du ministère du Redressement Productif. En revanche, il est intéressant de rappeler que notre second tour coïncidera, lui, le 17 juin, avec une nouvelle élection à la proportionnelle du parlement grec. La précédente, en avril, avait laissé le pays certes ingouvernable mais surtout marqué le déclin des deux vieux partis de gouvernement. La surprise avait été l’arrivée en seconde position de Syriza, le front de gauche hellène et aussi l’entrée au parlement d’Aube dorée, un parti ouvertement néo-nazi.

On se plaint parfois du climat de la campagne chez nous mais on se réjouira que même sur les circonscriptions « chaudes » que Le Monde évalue à une cinquantaine, les coups bas n’aient jamais atteint les coups tout courts comme ce fut le cas lors d’un récent débat télévisé à Athènes entre un député d’Aube dorée et deux élues de gauche dont la charmante Rena Dourou dont il fut déjà question ici.

On verra dans la vidéo suivante le sens du dialogue de l’élu néo-nazi qui s’est d’ailleurs enfui du plateau après sa brillante argumentation à coups de verres d’eau dans la figure et de bourre-pifs en pleine tronche.

Oui, on peut se réjouir de ne pas en être là, ou pas encore, et de ne pas se trouver dans un pays tellement secoué par des plans d’austérité imposés de l’extérieur, aussi inutiles que répétitifs, qu’il en perd ses nerfs démocratiques.

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