Peter Skaarup, porte-parole du Parti du Peuple Danois (photo : MARIA FONFARA)

On dit souvent que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Ce n’est pas faux : entre deux prolétaires − ces hommes et ces femmes qui ne possèdent que leur force de travail −, celui qui s’active de bonne heure a plus d’emprise sur le réel que celui qui reste au lit. En louant ses bras ou son cerveau, il reçoit un salaire qui lui donne un pouvoir d’achat plus élevé, donc une liberté d’action supérieure à celle que la manne de l’État-providence offre à celui qui se contente de tendre la main. On me dira que celui ou celle qui loue son cul gagne plus en restant couché qu’en se levant aux aurores pour aller au turbin mais, d’abord, ce n’est pas toujours le cas parce que, des prolos du sexe, il y en a, et puis ce n’est pas le sujet.

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