J’ai ouvert le dernier livre de Marek Halter, je l’ai refermé aussitôt, mais j’ai tout de même pris le temps de lire ce qu’il contenait de meilleur, un mot de Tristan Bernard, à qui l’on parlait des Juifs comme du peuple élu :

– Hélas, il est souvent en ballottage…

Tout ça pour dire que Marek Halter et son épouse Clara ont intenté un procès en diffamation à la jolie mairesse du 7e arrondissement. Celle-ci avait été condamnée, en novembre 2011, à verser aux époux offusqués la somme de 4000 Euros. Elle ne paraît pas pressée de s’exécuter. Une ex-Garde des sceaux doit montrer l’exemple.

Tristan Bernard a suffisamment d’esprit pour sortir indemne d’un ouvrage de Marek Halter, mais le Champ-de-Mars, à Paris, pourra-t-il longtemps encore endurer le terrible supplice paysager que constitue le Mur pour la paix, dont nous devons l’accablante conception à Clara Halter et la réalisation à l’architecte Wilmote.

J’ai espéré une manière de naturelle et pacifique chute du mur, grâce à l’action conjuguée d’une bourrasque et des atteintes du temps, un effondrement irréparable, auquel eussent été étrangères la haine et même la simple irritation, pourtant légitime, de riverains excédés. Je ne fus pas exaucé.

Mon maire, la pétulante Rachida Dati donc, tente depuis quelque temps de nous débarrasser de cette calamité, que le couple bâtisseur obtînt d’édifier de la faiblesse de Jean Tibéri, brave grognard du chiraquisme municipal, lâché par les siens, harcelé par une dame patronnesse nommée Françoise de Panafieu, qui se donna le ridicule de chausser des rollers pour faire peuple ou, pire encore, jeune. Il ne reste plus, pour que s’accomplisse les Écritures du malheur parisien, que Denis Baupin, monomaniaque blafard de la détestation des automobiles, devienne maire à son tour. Ce jour-là, je demande l’asile politique en Birmanie !

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