Il était une fois Saint Pierre qui renia par trois fois son vieux pote Jésus avant le chant d’un coq qui roupillait là par hasard. Le coq, témoin de la trahison de Pierrot la girouette, et qui probablement n’en n’avait strictement rien à taper, tout à ses poules qu’il était, sera ensuite sans autre forme de procès empalé sur les clochers pointus des églises pour rappeler aux hommes leurs faiblesses.

Eh oui, mais hé, le coq, c’est aussi le symbole de la Wallonie !

Alors, en Flandres, on s’est dit que ça était une fois pas bien de laisser comme ça sur les clochers des z’animaux qui sont kamême fort francophones, hein, dis ! Qu’il serait vivant des fois, il serait encore capable d’aller lancer son « cocorico » en français, non mais dites et puis quoi encore, Godferdomme!

À Roesbrugge-Haringe, un village flamingant tout près de la frontière française, les responsables locaux ont donc décidé de remplacer le gallinacé jugé « trop wallon » par un beau et fier lion flamand. La commande est déjà passée. Je me réjouis pour la Flandre que leur symbole ne soit pas un hippopotame, qui alourdirait quelque peu le côté élancé de nos ancestrales églises.

On pourrait tout aussi bien modifier les évangiles, comme certains Flamands transforment déjà à leur façon certains livres d’histoire, et dire que Saint Pierre, après avoir renié Jésus, s’est fait mordre le croupion par un lion des Flandres. Imaginez ledit lion représenté avec un morceau de calbute à pois dans la gueule…

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