photo : Grossetti

L’œuvre de Kundera est l’une des rencontres décisives de mon existence. Un amour né dans l’adolescence, un éblouissement qui ne se sont jamais démentis depuis lors. Emporté par son élan irrésistible, je suis devenu dès ma quatorzième année un jeunophobe fanatique, un touristophobe intraitable, un blanc-bec viscéralement allergique à la modernolâtrie, au puritanisme, au dogmatisme idéologique et à l’esprit de sérieux. Lycéen puis étudiant, je traquais sans relâche – et sans la moindre espèce de succès – mes embardées romantiques et mes coupables illusions lyriques.

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