Emmanuel Macron aurait remis des codes nucléaires au président sortant. Fake news reprise en boucle par de nombreux médias.

Je dis « fake news » parce que c’est ainsi, aujourd’hui, que l’on désigne les informations mensongères. C’est vraiment « in » de le dire comme ça, on a l’impression que c’est un truc nouveau alors que ça a toujours existé. Bon, en l’occurrence, ce n’est pas un mensonge, c’est une bourde mais l’effet est le même : l’information est fausse.

On retrouve ici un procédé que j’ai déjà souvent pointé : la fausse information qui résulte de la mauvais utilisation d’un mot. C’est le verbe « échanger » qui vient de faire les frais de cette négligence malencontreuse. Par définition, il implique la réciprocité (cf. lors d’un mariage, il y a « échange des consentements »). Or, quand François Hollande a transmis les codes nucléaires à Emmanuel Macron, celui-ci n’avait rien à offrir en échange, et surtout pas un code nucléaire. Il n’y a donc pas eu « échange des codes nucléaires ».

Pourtant voici un titre du Huffington Post :

Je suis d’accord, c’est un mythe…

Lisez la suite de l’article sur le blog d’Ingrid Riocreux.

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Ingrid Riocreux
Agrégée de lettres modernes, spécialiste de grammaire, rhétorique et stylistique. Elle est actuellement chercheur associé à l'Université Paris IV. Auteur du blog "La voix de nos maîtres". Les journalistes se présentent volontiers comme des adeptes du "décryptage". Mais est-il autorisé de "décrypter" leur discours ? ...