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DSK : mépris de (première) classe

L’affaire DSK n’a pas fini de rebondir. Après l’échec de leur première stratégie de défense, basée sur l’heure du méfait présumé, les avocats du directeur général du FMI se pencheraient désormais sur le profil de la plaignante. On susurre qu’Ophelia, 33 ans, femme de chambre au Sofitel de Times Square et mère d’une fille de quinze ans, gagnerait « matériellement » à diffamer l’ex-futur hôte de l’Elysée. Les fuites rapportées par la presse française évoquent en outre une employée modèle dont le physique disgracieux laisserait insensible jusqu’au plus priapique des obsédés.

En s’emparant de ces arguments, les défenseurs de DSK mettent en cause la véracité de son témoignage et donc du crime sexuel : la présomption d’innocence de l’un sert ici de prétexte à un prolo-bashing de l’autre, digne des meilleures universités d’été du MEDEF. Dans leur très grande maladresse, la plupart des strauss-kahniens hésitent donc entre le délit de sale gueule et le haine de classe. Si leur projet politique ne servait pas l’intérêt des élites mondiales, on mettrait cela sur le compte de l’émotion (légitime).

Voila sans doute le vrai fond scandaleux de « l’affaire DSK ». Que l’accusatrice soit une victime ou une affabulatrice ne changera rien au péché capital des sociaux-démocrates : leur mépris du peuple.


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