Walter Veltroni, ancien maire de Rome, est entré en politique en adhérant aux Jeunesses communistes italiennes à la fin des années 1960. Artisan majeur de la transformation du PCI en « Parti démocrate de gauche » puis en « Parti démocrate » tout court, il tire le rideau sur ses années communistes avec cette formule : « Il ne suffit pas de dire que nous avons eu tort. Encore faut-il admettre qu’à l’époque, nos adversaires avaient raison ! »

Moyennant quoi les gros bataillons du PCI sont venus en masse occuper le terrain de la social-démocratie transalpine laissé en déshérence par un PSI déconsidéré par les turpitudes de l’ère Bettino Craxi. Les vieux staliniens rétifs à cette mutation se sont peu à peu marginalisés et survivent sous la forme de groupuscules extra-parlementaires se déchirant mutuellement.
En France, la situation est radicalement différente : le PCF ne s’est jamais résolu à se rendre de son propre gré dans les poubelles de l’Histoire.

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