Des études en Suisse pas si lointaines – Kim Jong-un avait 28 ans lorsqu’il succéda à son père, en 2011 –, une belle épouse avec laquelle il s’affichait, sa présence à un spectacle de variétés où apparaissaient Mickey et Donald : non, ce garçon ne pouvait être bien méchant.

En réalité, ces personnages de bande dessinée venus tout droit d’Amérique ne prouvaient pas que la Corée du Nord s’ouvrait à l’Occident, mais plutôt que Kim Jong-un était le chef incontesté du pays et qu’il ne verrait pas, lui, sa carrière mise en cause pour des futilités comme son frère aîné, écarté du pouvoir pour s’être fait bêtement reconnaître, quelque temps avant, à Tokyo où il comptait justement visiter Disneyland. Pourquoi alors se priver d’un pied de nez à ce frère qui, d’ailleurs, entre deux soirées dans les casinos de Macao, se moque ouvertement de la direction nord-coréenne ?

* Photo: Yonhap News/NEWSCOM/SIPA. SIPAUSA31272588_000001

 

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