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Les bonnes causes d’Albanese

On ne peut pas être de tous les combats


Les bonnes causes d’Albanese
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Quand on l’interroge sur la situation en Iran, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies refuse de répondre et affirme vouloir se «dédier rigoureusement à son mandat» pour la Palestine. Comme c’est pratique!


Ceux qui connaissent l’état de la vie intellectuelle outre-Quiévrain ne seront pas surpris d’apprendre que trois institutions académiques parmi les plus prestigieuses de Belgique, l’université d’Anvers, l’université de Gand et la Vrije Universiteit de Bruxelles, ont annoncé le 18 janvier qu’elles allaient décerner conjointement le titre de docteur honoris causa à l’atterrante Francesca Albanese.

Reconduite en avril dernier pour trois ans à son poste de rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens, la quadragénaire italienne est une idole absolue de l’extrême gauche, qui lui sait gré non seulement d’avoir  été la première à accuser Israël de « génocide » à Gaza (en employant ce terme dès mars 2023, soit, excusez du peu, six mois avant le 7-Octobre), mais aussi d’avoir défendu jusqu’au bout Bachar el-Assad, puisque le 1er décembre 2024, une semaine à peine avant la chute de celui-ci, elle qualifiait encore de « clairvoyante » une publication appelant sur X au « maintien de l’intégrité et de l’indépendance politique de la Syrie ». De tels propos ayant quelque peu semé la consternation dans les chancelleries, Albanese a préféré rester silencieuse quand le régime iranien s’est trouvé à son tour menacé cet hiver.

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Mais redoutant – à juste titre – que son mutisme soit interprété comme de la complaisance envers les mollahs, la native de Campanie a émis un communiqué dans lequel elle s’est justifiée en assurant se « dédier rigoureusement à son mandat » pour la Palestine. Une excuse peu crédible quand on sait que, quelques jours plus tôt, la même Albanese donnait publiquement son avis sur l’opération menée à 10 000 km de là par Washington contre Nicolas Maduro, en déclarant qu’elle la jugeait « extérieure au cadre de la règle de loi » !

Comme on dit au pays de Dante, « le bugie hanno le gambe corte ». Les mensonges ont les jambes courtes (pour les malcomprenants comme votre servante : ça veut dire qu’on les rattrape vite, E. L).

Février 2026 - #142

Retrouvez cet article dans le Magazine Causeur N°142 de Février 2026

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est journaliste.

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