ROME (AFP) – Après plus de 2000 ans de controverse, le Vatican reconnaît que Jésus n’était pas le fils de Dieu. Le communiqué du Saint-Siège explique que Jésus était en réalité « un activiste brillant, un fin stratège ayant su tirer profit du trouble politique et religieux de son époque » pour « communiquer un message d’espoir aux foules et promettre le paradis sur Terre si tous les hommes s’unissent pour mettre en commun les richesses ». Un coup de tonnerre mondial et historique : une religion s’apprête à supprimer sa propre existence en avouant ce qui se révèle comme une imposture théologique bien gardée.

En conséquence de quoi, l’Église annonce sa prochaine autodissolution, dès qu’elle aura « liquidé dans les plus brefs délais toutes ses institutions ». D’ici deux ans, l’Église catholique va donc cesser toutes ses actions humanitaires auprès des lépreux, des malades et des orphelins ; fermer tous ses dispensaires en Afrique subsaharienne ; fermer tous ses hôpitaux à travers le monde ; fermer toutes ses écoles et toutes ses universités ; licencier tous les missionnaires qui alphabétisent et soignent dans les bidonvilles ; donner congé à tous les bénévoles qui assistaient les prisonniers, les mourants, les malades, les personnes âgées, les familles en état de précarité ; cesser immédiatement les collectes pour creuser des puits ou bâtir des ponts, etc.

« C’est une question de cohérence » affirme le Pape François : « Pas question que le message du véritable Jésus historique soit trahi et récupéré par un message humanitaire qui n’a rien à voir avec le contexte historique de l’occupation romaine en Palestine. L’humanitarisme n’est rien d’autre qu’une colonisation déguisée, une destruction des identités, des religions et des systèmes économiques des peuples millénaires. L’Église affirmait que nous avions tous le même Père, en conséquence de quoi nous étions tous frères, il faut donc en finir avec cette mystique de la fraternité qui nous oblige à une solidarité hypocrite et instrumentalisée. »

Interrogé ce matin par l’AFP, Odon Vallet a affirmé « qu’il s’agit là d’une révolution planétaire pour la pensée et pour le monde politique qui s’est mise en marche, c’est aussi un grand pas vers une laïcité plus apaisée ». Même son de cloche chez Frédéric Lenoir, qui affirme « n’avoir jamais cru aux miracles, sauf en celui-ci, à savoir rendre enfin à Jésus ce qui lui appartenait réellement ».

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Pierre Joncquez
est architecte.
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