Mardi soir, les militants socialistes suivaient le second débat entre les candidats aux primaires, dont l’ami Marc Cohen a excellemment rendu compte, en faisant café parisien à part. A chaque coterie son lieu-dit : les soutiens de Ségolène Royal se réunissaient au café Dupont, boulevard Sébastopol ; je dirais même plus qu’ils communiaient dans un établissement du premier arrondissement en admirant leur championne.

Quant aux partisans de Martine Aubry, ils appréciaient les joutes oratoires de la maîtresse d’école du PS en sirotant des menthe-à-l’eau au Cardinal, non loin des sièges du Figaro et de la BNP. Doit-on y voir un message subliminal ?

Tandis que le réduit social-démocrate de l’équipe de Manuel Valls se rassemblait dans le Marais au Trésor, qui du coup n’était plus très public, une centaine de militants proches d’Arnaud Montebourg investissait L’Osmose, un bar de Montparnasse, pour écouter le héros démondialisateur expérimenter en direct live l’arrivée du protectionnisme dans ses éléments de langage.

Enfin, les autoproclamés vainqueurs de la primaire squattaient le Bataclan, répétant partout que François Hollande était le plus rassembleur et le mieux placé pour gagner (en clair, le mieux placé dans les sondages qui, hélas, font l’élection…).

Pendant ce temps, en compagnie du dernier carré de fidèles de DSK , je me prélassais dans l’atmosphère tamisée de l’un des derniers havres de paix nocturnes de la capitale.

Y’a pas à dire, ils savent recevoir, aux Chandelles ….

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