Lorsque d’Artagnan part pour Paris, il a 15 écus en poche, un vieux cheval jaune ridicule, une lettre de recommandation pour M. de Tréville, capitaine des mousquetaires, et son épée. À Meung, il se bat contre un gentilhomme arrogant qui raille son cheval, se fait délester de son argent et de sa précieuse lettre ; son épée est brisée, il est roué de coups. En arrivant à Paris, il vend son cheval bouton d’or pour louer une mauvaise chambre.
« Après quoi, nous dit Alexandre Dumas, content de la façon dont il s’était conduit, sans remords dans le passé, confiant dans le présent et plein d’espérance dans l’avenir, il se coucha et s’endormit du sommeil du brave. »
Vous ne trouvez pas que cela ressemble à ce que nous voyons tous les jours de cette année 2013 ? Ce jeune homme qui nous plaît se promène par milliers le long des allées du pouvoir, lequel s’en irrite fort. On le reconnaît à sa bonne humeur et à son agilité. Il trouve toujours la parade astucieuse et la riposte spirituelle.

*Photo: Soleil

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