Au plan électoral, c’est désormais une évidence. Parti protestataire, le FN attire à lui une fraction des mécontents que fabrique toute majorité en place. Ainsi, entre 2007 et 2012, les déçus viennent de la droite : le score du candidat FN à la présidence de la République grimpe de 10,7 % à 17,9 %. Depuis l’élection de François Hollande, les déçus viennent de la gauche ; le FN grossit désormais aux dépens du PS. On le verra peut-être en 2017, sans doute en 2014 et 2015, avec les élections locales, européennes et régionales, mais on peut d’ores et déjà le constater grâce aux diverses élections partielles, législatives et cantonales, dont les enseignements sont limpides : le FN fait jeu égal avec un PS en voie d’effondrement, si bien que la droite n’a besoin d’aucune alliance pour gagner.

*Photo: LCHAM/SIPA. 00669594_000033.

Lire la suite