On a souvent dit ici tout le bien qu’il fallait penser d’Eva Joly : si comme moi, vous n’êtes partisan ni des couches lavables, ni du vélo obligatoire, ni de l’alignement de la politique étrangère de la France sur celle du Hamas, réjouissez-vous : l’ex-magistrate en bois est en train de purger la question verte.

Dernier exploit en date, la pomme de discorde de l’EPR : Eva a réussi, à force d’ultimatums aux accents encore plus dramatiques que teutoniques à rendre un fieffé service à François Hollande : donner à celui que certains humoristes (mal informés ou mal intentionnés) surnommaient Flamby une stature de dirigeant politique ferme qui ne transige pas avec les principes, même quand il est soumis au chantage de ses supposés plus proches alliés.

Résultat, pas un proche de Hollande qui ne profite du micro pour en remettre une couche, y compris le falot Mosco qui enfoncé le clou ce matin sur France2 : « Nous ferons Flamanville, c’est une décision de François Hollande, c’est un acte de fermeté, c’est une position de principe, à condition bien sûr qu’il n’y ait pas de problème de sécurité ». Michel Rocard, quant à lui, ne s’est pas gêné pour rappeler, qu’en plus d’être plus polluant que l’atome « le charbon tue beaucoup plus de gens ». Même Superbougon Chevènement y est allé d’un compliment appuyé : « Sur la poursuite des travaux de l’EPR, François Hollande a tenu un propos clair et ferme. Et je pense qu’en restant ferme, il acquiert quelque chose qui le rapproche d’une stature de présidentiable ».

D’autres diront les choses encore plus clairement : à chaque fois qu’on tape sur les Verts, on se rapproche du peuple. Merci qui ? Merci Eva Joly.

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