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Covid-19: en 2021, le cauchemar continue

Un résumé complet de l'avancée de la pandémie... et des différents vaccins

Covid-19: en 2021, le cauchemar continue
Septembre 2020, stand de Sinopharm sur un salon à Pékin © Ng Han Guan/AP/SIPA Numéro de reportage : AP22497064_000005

Propagation de variants du Covid-19, abattage de 15 millions de visons au Danemark pour combattre la circulation du virus, soupçons d’effets secondaires du vaccin chinois, vaccins-chimères aux effets inconnus, scénarios de reconfinement etc … L’avalanche de mauvaises nouvelles accroît de manière inouïe le sentiment de perte de contrôle, voire d’épouvante, des populations confrontées à la pandémie.


Sur fond de campagnes de vaccination à l’échelle planétaire, la découverte d’un cluster du nouveau variant anglais du Covid-19 à Marseille et de variants sud-africain, brésilien et japonais, début janvier, a semé le désarroi en matière de prévisions sanitaires, alors que le bilan de la pandémie atteindrait déjà 1,9 million de morts de par le monde. Au Danemark, plus de 15 millions de visons d’élevage ont été abattus en masse en quelques semaines, afin de freiner la propagation du covid-19 et, comble de l’horreur, fin décembre 2020, la décision a été prise d’en exhumer 4 millions des fosses communes, car l’accumulation des carcasses en décomposition menaçait d’empoisonner les réserves d’eau potable du pays.

Alors que la Chine s’apprête à vacciner plusieurs millions de personnes contre le Covid-19 et reconfine quelque 20 millions de personnes dans trois mégapoles autour de Pékin, des incertitudes sont apparues concernant la qualité du vaccin mis au point par le groupe pharmaceutique chinois Sinopharm et soupçonné de provoquer jusqu’à 73 effets secondaires, comme l’a rapporté le quotidien britannique Daily Mail le 7 janvier dernier.

Ces doutes, immédiatement démentis en Chine, risquent de décevoir les personnes réticentes à se faire vacciner avec les vaccins de Pfizer et Moderna qui, par une technologie innovante injectent dans nos cellules des brins d’instructions génétiques, le fameux ARN messager, à la différence du vaccin chinois à vecteur viral, qui fait intervenir une technologie déjà connue et éprouvée.

Dans le même registre, la firme anglo-suédoise Astra-Zeneca vient de déposer une demande d’autorisation auprès de l’agence européenne du médicament pour son vaccin à vecteur viral, le AZD1222, utilisant un adénovirus de chimpanzé comme vecteur. Fin décembre, la Russie a annoncé qu’un nouveau vaccin anti-Covid combinant le vaccin d’Astra Zeneca et le vaccin russe Spoutnik à vecteur viral, qui utilise des adénovirus humains, allait être testé dans certains pays. Les Philippines compteront peut-être parmi les candidats pour ces essais cliniques, le président Rodrigo Duterte ayant déjà été sollicité en 2020 par la Russie pour tester le vaccin Spoutnik sur la population. Mais, dans ce pays asiatique, la hantise des effets secondaires des vaccins demeure très prégnante à la suite du fiasco du vaccin français Dengvaxia contre la dengue, un vaccin-chimère composé de deux virus combinés, ceux de la fièvre jaune et de la dengue. Le Dengvaxia fut inoculé à plus de 700 000 écoliers philippins en 2016, dans le cadre d’une campagne de vaccination obligatoire. Parmi ceux-ci, 600 enfants nouvellement vaccinés sont morts de la dengue hémorragique et cette tragédie continue de planer, telle une ombre effroyable, sur les politiques sanitaires des pays de la région, comme l’a révélé la journaliste indépendante Carole Issoux dans une passionnante émission consacrée à cette sombre affaire sur France-culture en novembre 2020.

Dans ce marasme global, la question de la responsabilité de la Chine dans la survenue de la pandémie ressurgit avec la visite à Pékin, le 14 janvier, d’une délégation d’experts de l’Organisation mondiale de la santé, chargés d’enquêter sur l’origine du coronavirus. Lors du One Planet Summit, consacré au changement climatique, le Premier ministre britannique Boris Johnson, s’en est pris, le 11 janvier, aux « pratiques démentes » de certains adeptes de la médecine traditionnelle chinoise, qui continuent à manger des pangolins, en dépit de la pandémie. Pour Matthew Pottinger, ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale de Donald Trump, et partisan d’une ligne dure contre la Chine, il existe, en revanche, de plus en plus de preuves que le laboratoire de Wuhan est la source la plus crédible du coronavirus. Quoi qu’il en soit le 12 février prochain, l’Année du Rat laissera la place à celle du Buffle, une année de dur labeur paraît-il…


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Analyste géopolitique (Russie, Turquie), auteur et spécialiste en relations internationales et en études stratégiques.

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