Il vient  de recevoir le prix Médicis étranger et le prix du Meilleur roman étranger pour son roman, Rétrospective, paru chez Grasset/Calmann-Lévy. Militant impénitent de la paix, Yehoshua fait partie, avec Amos Oz et David Grossman, de la « sainte trinité » des meilleurs auteurs israéliens qui refusent de s’enfermer dans la tour d’ivoire de la pure littérature et s’engagent dans les combats quotidiens de leur pays pour plus de justice, plus de démocratie et pour une solution négociée avec les Palestiniens. Échange sur l’actualité.

Jean-Luc Allouche. Alors, mabrouk pour la reconnaissance de la Palestine à l’ONU ?

A.B. Yehoshua. Mabrouk[1. Est-il encore besoin de traduire cette formule traditionnelle en arabe ? Eh bien, Mabrouk (« Béni ») est l’équivalent de notre « Bravo ».] à la Palestine ! Dommage que les Palestiniens aient déjà reçu cette reconnaissance en 1947, sur une surface bien plus étendue et plus fertile. Laissons le passé, mais imaginons ce qu’aurait été cette région sans le refus des pays arabes à ce moment-là.

Retrouvez la seconde partie de l’entretien ici

RétrospectiveA.B. Yehoshua (Grasset/Calmann-Lévy), 22 euros.

*Photo : mtkr.