Le taux moyen des cartes de crédit aux États-Unis est actuellement de 23%. Trump entend les plafonner.
Le nouveau combat de Donald Trump n’a rien d’exotique.
Pas la Chine. Pas l’immigration. Pas l’expansion territoriale, mais… les cartes de crédit. Cœur nucléaire de la consommation américaine, perfusion quotidienne de millions de ménages, la carte de crédit est devenue, selon lui, une machine à tondre les classes moyennes. Et comme souvent avec Trump, la nuance n’est pas invitée à la table. Son diagnostic est simple : les credit card companies « arnaquent » les Américains avec des taux délirants. Et il faut que ça cesse. Maintenant. Pas après étude d’impact. Pas après concertation. Avant les mid-terms. Le taux moyen des cartes de crédit se situe aujourd’hui autour de 23 %. Il peut grimper jusqu’à… 36 % pour les profils jugés « à risque ». Sa solution ? Un plafond légal à 10 % – un taux jamais vu, selon le Wall Street Journal, depuis 1984. Pas une proposition. Une sommation – que les démocrates s’abstiennent de trop critiquer, puisqu’à sa façon, Trump fait du social. Un plafond à 10 % ferait ainsi économiser environ 100 milliards de dollars d’intérêts aux ménages américains. De l’argent qui retournerait dans la consommation. Interrogé sur ce qu’il ferait si les sociétés financières refusaient d’obéir, Trump a répondu avec la délicatesse qu’on lui connaît : « Elles contreviendraient à la loi. » Les banques, elles, hurlent déjà. Risque de défaut plus élevé. Crédit rationné. Explosion de l’endettement des plus fragiles. Bref, elles agitent tous les épouvantails connus. Mais dans l’univers trumpien, il n’y a qu’une issue : un deal. Mais un deal de gauche.
Il nous aura décidément tout fait.




