Illustration tirée du site CulturalGangBang.

Poutou président !

Personne ne s’attendait à ça. Prostré, Olivier Besancenot pleurait : « On a choisi le plus improbable… Et le plus improbable est élu. » Les camarades se cotisèrent pour acheter de la vodka au Franprix du coin. Philippe Poutou, lui, se demandait quoi faire prioritairement. Fallait-il nommer un Premier ministre ou appeler Ford pour prévenir que, demain, il n’irait pas à l’atelier ? Poutou se lança et joua l’ouverture. Il appela, parce qu’il avait son numéro, Alain Krivine, lui proposant Matignon, d’où il pourrait facilement nationaliser les moyens de production, puis composa le numéro de son contremaître, afin de le prévenir qu’il ne retournerait chez Ford qu’après avoir dissous l’Assemblée nationale.

Eva bien !

Il était 3 heures du matin. Eva Joly n’avait pas encore fait la moindre déclaration depuis l’annonce, à 20 heures, de son élection. Elle était claquemurée dans son bureau. José Bové montait la garde et ne laissait entrer personne. La porte s’entrouvrit. Une nuée de caméras, de flashes, de projecteurs et de micros s’abattit. Daniel Cohn-Bendit fut le premier à sortir, suivi d’Eva Joly, fermement maintenue par Cécile Duflot. La nouvelle présidente lut un papier : « Mon élection n’étant pas clairement prévue dans l’accord Verts-PS, que nous entendons respecter à la lettre, je démissionne de la présidence de la République française. »
 

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