Virginie Chaillou-Atrous, historienne de France métropolitaine, a été élue maître de conférences en « Histoire de l’esclavage, de l’engagisme et de l’économie des colonies » par l’université de la Réunion en 2016. C’était sans compter sur les militants racialistes locaux qui ont empêché sa nomination…


Faut-il être innocent dans sa chair(e) pour en occuper une ? En juin 2016, Virginie Chaillou-Atrous était élue maître de conférences en « Histoire de l’esclavage, de l’engagisme et de l’économie des colonies » par l’université de la Réunion. L’élection de l’enseignante-chercheuse, issue de la faculté de Nantes, a provoqué la colère d’associations et de médias locaux. « Ce n’est pas de n’importe quelle ville, mais de Nantes, port négrier, que l’on veut réécrire l’histoire de l’esclavage, à La Réunion ! » écrivait un journaliste insulaire. Un metteur en scène dénonçait « un outrage, un crachat à la figure » visant à « priver un peuple du droit d’écrire sa propre histoire ». Sur les réseaux sociaux, on parle très tranquillement de « zorey » (« métropolitai

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Janvier 2021 – Causeur #86

Article extrait du Magazine Causeur

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