La France va mal. Cela fait vingt ans déjà que les pitres consacrés de la propagande néolibérale l’ont proclamé. Entre-temps, nous avons pu assister à l’implosion immobilière et hypothécaire américaine assortie d’une faillite de Wall Street transférée dans les comptes de la Banque centrale. Nous avons vécu, plus tard, les crises successives de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande, de l’Espagne, pays pittoresques et chargés d’histoire, mais aussi chargés de dettes non remboursables. Et, à moins d’être un adorateur du culte de la « mondialisation heureuse » ou de l’« euro bouclier », on aura compris que la France a été ébranlée à tel point par ces secousses que le pronostic de notre faillite pourrait enfin se réaliser. Ainsi, les Baverez, Attali et consorts pourront enfin passer du registre de la prédiction à celui du constat : « Nous vous l’avions bien dit.»

Lire la suite