Un malaise, puis très vite, de la colère. Voilà ce que j’ai ressenti le 14 août en lisant un article du JDD nous annonçant la mise au point imminente de tests sanguins permettant de connaître, au bout de sept semaines de grossesse seulement, le sexe de son futur enfant. Alors que jusque-là, c’était lors de l’échographie du premier trimestre[1. Et encore faut-il que le bébé ne soit pas trop cachottier et ne se tourne pas de manière à ce que le suspense se prolonge jusqu’à la prochaine visite chez le gynéco.] que l’on pouvait savoir si la chambre serait peinte en rose ou en bleu, ce test, qui coûterait 200 euros en moyenne aux futurs parents, serait ainsi réalisable bien avant l’échéance des douze semaines, délai légal pour avorter.
J’ai beau tendre l’oreille, je n’entends pas nos indignées féministes − chiennes de gardes ou « oseuses » de clitoris. L’idée que l’on puisse pratiquer une IVG parce qu’il y a déjà trop de filles (ou même trop de garçons) à la maison ne scandalise pas ces adeptes du genre.

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