Voilà : les primaires ouvertes et populaires à gauche ont l’air sacrément mal barrées. Autant dire qu’il faut presque faire une croix dessus. La faute à Claude Bartolone, fabiusien, député-président du conseil général de Seine-Saint-Denis qui, fin septembre, a lâché, l’air de rien, à la presse que Martine Aubry et DSK passeraient un accord pour éviter de se déchirer devant les militants. Et que la primaire serait de « ratification ». Tollé dans les rangs des putatifs petits candidats à l’affrontement à gauche (de Valls à Hollande en passant par Moscovici), recadrage de Martine Aubry qui assure que les primaires auront lieu et qu’elles seront transparentes avec « des candidats de qualité ». Mais dans le fond, personne n’y croit tellement. Parce qu’à gauche, tout le monde sait que ces primaires populaires, transparentes, ouvertes à l’ensemble des partis de gauche ne sont pas forcément une excellente idée. Et que le montage sorti des cerveaux d’Arnaud Montebourg, qu’on a chargé de la rénovation du parti, et d’Olivier Ferrand, le patron du think tank Terra Nova, ne tient pas la route une seconde.

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