« In cauda venenum », ou si vous préférez « dans la queue, le venin ». Ce proverbe latin ne nous est pas revenu en mémoire parce que l’industrie pornographique vient de stopper provisoirement ses activités après la découverte d’un acteur contaminé par le VIH, mais en apprenant que José Manuel Zapatero avait fait adopter la fameuse « règle d’or » de stabilité budgétaire et l’avait inscrite dans la constitution.

On rappellera que Zapatero est socialiste, qu’il est tellement impopulaire qu’il a anticipé les élections en novembre et qu’il a fait passer cette loi avec l’accord du Parti Populaire, la principale force d’opposition pratiquement certaine de gagner les prochaines législatives comme elle a gagné les précédentes élections intermédiaires, c’est à dire dans une indifférence dégoutée qui se traduit par des taux d’abstention record. Pour le reste, la constante historique qui veut que les marchés préfèrent en Europe des socialistes libérés du socialisme à des libéraux qui ont encore des scrupules vaguement étatistes se confirme.

Zapatero a cependant attendu le départ du pape Benoit XVI pour annoncer cette ultime mesure. Il a bien fait. Avec ce gauchiste ensoutané qui ne cesse de parler, à longueur d’encyclique, de mettre « l’économie au service de l’homme » et non de faire l’inverse tout en dénonçant une génération sacrifiée dans la précarité, on ne sait jamais…

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